DESCRIPTION
Les Ruines sont constituées d’un rempart principal de forme proche du carré qui est partagé en deux compartiments principaux à l’intérieur desquels se trouvent des structures de formes variées déterminant des sous compartiments de formes principalement rectangulaires, dont une majorité orientée Nord-Sud ou Est-ouest
Les ramparts
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Elle a une forme quasiment carrée, avec 105 m pour le côté Est-ouest et 106 m pour le côté Nord-sud.Les côtés sont orientés Nord-sud et Est-ouest. La muraille a une hauteur de 6 m environ et une épaisseur à sa base de 1,40 m environ. Elle se réduit progressivement vers le haut dont l’épaisseur n’est plus que de 25 à 30 cm. La muraille est presque rectiligne avec toutefois des irrégularités probablement dues à des mouvements induits par les arbres qui ont poussé près ou dans les murs ou encore du fait de mouvements de terrain. Les angles ont été bâtis avec une forme arrondie, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
La muraille est encore présente à 80%
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avec des parties écroulées, plus ou moins importantes, dont certaines servent actuellement de points d’accès.Il n’existe aucune trace probante de porte d’accès. Cependant les résultats des fouilles ciblées autorisent à penser que les secteurs 1 et 2 pourraient correspondre à ces issues. Les témoignages oraux signalent l’existence de deux portes.
Le sol présente des hauteurs variées, ce qui permet d’imaginer les endroits correspondant à des structures bâties et de les différencier avec des murs qui n’ont probablement servi que pour compartimenter l’espace. L’ensemble du terrain intérieur apparaît être plus élevé que les niveaux observés à l’extérieur.
Le mur de partition se situe à environ 30 m du mur Sud (30,40 m côté Ouest et 29,80 m côté Est). Il est de la même facture que le rempart d’enceinte bien que présentant une épaisseur légèrement plus réduite.
Vers le milieu de ce mur se trouve une ouverture qui correspond à un écroulement de la maçonnerie. Ses faces latérales laissent penser qu’il pourrait s’agir d’un point de passage entre le compartiment Sud et celui plus important situé au Nord.
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Les vestiges intérieurs
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A l’intérieur des compartiments se trouvent des structures de murs très variées, bien qu’ayant toutes en commun l’utilisation de la pierre maçonnée avec un liant en argile gravillonneuse. Les matériaux de construction sont des moellons de latérite d’appareils variés et de l’argile. Le sommet des murs est couronné de terre façonnée (bauge) visible sur les structures ayant conservé une certaine hauteur.
L’ensemble de ces structures suit principalement une orientation Nord-Sud ou Est-Ouest. L’épaisseur des murs varie considérablement. Le minimum observé à la base est de 20 à 25 cm, le maximum étant de 60 à 70 cm. Beaucoup de murs qui ont des angles encore en état montrent que la technique d’angle arrondie a été utilisée, très similaire à celle de la muraille. Il est à noter que les dimensions des pierres varient beaucoup en fonction de la dimension de la structure. Elles se réduisent aussi progressivement en partie haute des structures.
Les ruines observées ont des hauteurs très variables. De plusieurs mètres de haut à des affleurements parfois à peine visibles. Certains des murs observés sont associés à des terre-pleins, ce qui laissent penser qu’il devait s’agir de lieux d’habitation, les autres paraissant plutôt être des murs de clôture, délimitant des compartiments fermés et des espaces de circulation.
Parmi ces murs, on note plus particulièrement :
Un mur de partition (de facture différente de celle des remparts) qui séparerait le compartiment nord en deux sous compartiments. Celui-ci n’a qu’une hauteur limitée et ne peut être comparé à un rempart, comme l’est la partition sud entre les deux compartiments principaux ;
A l’Ouest, un mur plus épais, de hauteur actuellement réduite à 80 cm environ (hauteur visible) où se trouve une maçonnerie particulière, composée en grande partie de moellons de latérite qui pourraient avoir été taillés, car d’une forme ovoïde ;
Au centre du mur nord de la muraille principale, se trouve une structure aux murs très épais (70 cm à la base) et dont une grande partie est encore debout ;
Au Nord-est de l’enceinte, une structure assez complexe dont la hauteur de remblai assez forte pourrait indiquer une importance toute particulière ;
Au centre et à l’Est, se trouve une structure présentant des angulations dans les murs. Celle-ci présente aussi un remblai assez important et des murs de hauteurs assez élevées (plus de deux mètres).
On notera qu’au Nord de la porte supposée entre les deux compartiments principaux se trouve une structure de dimension assez importante, bien qu’ayant des murs d’épaisseurs réduites.
Dans le compartiment sud, à l’Est de cette porte, se trouve aussi une structure aux murs très élevés (3 m) et faite de murs épais (environ 60 cm à la base).
Tout à fait au Sud, en position centrale, se trouve une structure composée de deux compartiments. Le mur nord de cette structure est aussi assez haut (plus de 2 m).
Enfin, au Sud-ouest, on observe une structure qui aurait pu aussi être assez imposante, composée de deux compartiments fermés, séparés par un compartiment ouvert.
Cette dernière disposition, compartiments fermés et compartiments semi-ouverts (fermés sur trois côtés seulement) apparaît en plusieurs endroits sur le site.
Autres vestiges à l’extérieur de l’enceinte haut de page
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Des vestiges d’occupations anciennes dont certains pourraient être antérieurs aux ruines principales ont été découverts. Plusieurs d’entre eux se présentent sous forme de buttes anthropiques associées à des restes de fondations. Les autres sont de simples petites structures, de formes quadrangulaires ou circulaires. On a observé au Sud-ouest des ruines, des alignements de moellons sur une distance de près d’un kilomètre reliant une carrière à un ancien lieu d’habitation qui comprend deux enceintes circulaires d’une vingtaine de mètres de diamètre. On trouve toujours associés à ces vestiges d’occupations anciennes des fragments de meules, de molettes, de la céramique et des scories témoins de la réduction du minerai de fer.
Plusieurs carrières d’extraction des moellons qui ont servi à la construction des murs ont été identifiées aux alentours des ruines (voir annexe V). Hormis la zone située au Nord des ruines où la cuirasse est recouverte de sol limoneux et exondée en période pluvieuse (probablement lieu ou l’eau nécessaire à la construction fut prélevée), l’environnement général où la cuirasse affleure a été exploité. Ce sont généralement des gros blocs de cuirasse mis à nu par l’érosion différentielle qui ont été taillés et débités en moellons. Les rebords de la cuirasse ont été surtout intensément exploités.
Des travaux de prospections et de sondages seront indispensables pour mieux comprendre le contexte géophysique et historique de la construction de ces vestiges situés à l’extérieur de l’enceinte et de leur occupation et pour recueillir des éléments de datations isotopiques (carbone 14, Thermoluminescence, dendrochronologie) afin d’établir ou non une liaison possible avec les ruines principales. L’ensemble des ces vestiges est bien protégé par la zone tampon.
Une végétation particulièrement riche
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Des études récentes réalisées sur toute la zone tampon du site ont permis de constater une forte diversité floristique avec un inventaire de 218 espèces réparties dans 53 familles. Il convient de signaler l’existence d’une espèce rare dont le nom est Anthostema senegalense A Juss (UTM 1141713). Cette espèce guinéo-congolaise de forêt marécageuse et de galerie forestière, répandue de la Côte d’Ivoire au Gabon, se trouve dans les galeries forestières des n iaye aux environs de Dakar.
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| Anthostema senegalensis A.Juss |
Anthsostema senegalensis : Arbuste |
Herbier d’Anthostema senegalensis A. Juss |
Dans son ensemble, le site est recouvert par une savane arborée et arbustive par endroit. Il s’agit d’une formation ouverte, caractérisée par un tapis herbacé dense, régulièrement parcourue par les feux de brousse.
Les populations riveraines des ruines ont probablement de tous temps exploité l’environnement végétal en préservant les espèces propices à la consommation, celles nécessaires à la pharmacopée et en utilisant certaines espèces dans la confection des objets utilitaires et des objets de culte.
Le site constitue un réservoir important de maintien de la diversité floristique. Il comprend nombre de plantes médicinales et certaines autres ayant des graines ou fruits comestibles.
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